DPE à Citadelle, Montbéliard : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
À Citadelle, l’analyse de 959 DPE décrit un quartier majoritairement composé d’appartements, où le bâti antérieur à 1975 occupe une place importante. Les logements classés F ou G représentent 9,2 % des diagnostics, une proportion supérieure aux 5,7 % observés à Montbéliard.

Le dossier énergétique de Citadelle repose sur 959 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 8 223 DPE à Montbéliard. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté, leurs étiquettes et leurs principaux indicateurs énergétiques. Elles constituent un repère pour préparer une vente, une mise en location ou une recherche de logement, mais ne remplacent pas l’examen du DPE du bien concerné. Les résultats présentés portent sur cet ensemble de diagnostics : ils ne doivent pas être assimilés sans précaution à un recensement exhaustif de tous les logements de Citadelle. Cette distinction compte pour interpréter les proportions et les comparer à celles de la ville.
Un bâti principalement antérieur à 1975
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Citadelle) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 6 | 0,6 % |
| B | 6 | 0,6 % |
| C | 388 | 40,5 % |
| D | 303 | 31,6 % |
| E | 168 | 17,5 % |
| F | 62 | 6,5 % |
| G | 26 | 2,7 % |
La période de construction dominante à Citadelle est celle de 1948 à 1974, qui représente 50,2 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 comptent pour 25,3 % de l’ensemble, et la part du bâti antérieur à 1975 atteint 75,5 %. Le profil observé est donc principalement celui d’un parc ancien, avec une forte présence de constructions de l’après-guerre. Les maisons individuelles représentent 29,9 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements, qui sont ainsi majoritaires. Cette combinaison d’ancienneté et de formes d’habitat donne un cadre de lecture, sans permettre d’attribuer automatiquement une mauvaise performance à un logement. Les données fournies ne précisent ni les rénovations réalisées, ni les matériaux, ni les équipements installés. Il serait donc inexact de déduire l’état énergétique d’un bien de sa seule époque de construction.
- 1948-1974 : avec 50,2 % des diagnostics, cette période forme le principal ensemble de construction observé. Elle caractérise davantage le quartier que le seul bâti d’avant 1948.
- Avant 1948 : la part atteint 25,3 % à Citadelle, contre 19,1 % dans la ville. Le quartier présente donc une présence plus marquée de cette catégorie de logements anciens.
- Maisons et appartements : les maisons individuelles comptent pour 29,9 % des diagnostics. Une lecture pertinente pour un projet immobilier doit conserver cette distinction entre types de biens.
Les classes C et D dominent les 959 DPE
La distribution des étiquettes montre d’abord le poids des classes C et D : elles rassemblent respectivement 388 et 303 diagnostics. La classe C est ainsi la plus représentée à Citadelle, devant la classe D, puis la classe E avec 168 diagnostics. À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B ne comptent chacune que 6 diagnostics. Les classes F et G concernent respectivement 62 et 26 diagnostics, soit 88 au total. Le quartier ne se résume donc pas à ses passoires énergétiques : ses étiquettes les plus fréquentes restent C et D. Toutefois, la présence de logements E, F et G appelle une lecture attentive du dossier individuel. La répartition disponible décrit les niveaux constatés, mais ne permet pas d’identifier les causes techniques des écarts entre les logements.
- Classes A et B : 6 diagnostics dans chaque catégorie. Ces étiquettes sont peu présentes dans l’échantillon du quartier, sans que les données permettent de préciser le profil des biens concernés.
- Classes C et D : 388 diagnostics C et 303 diagnostics D. Ce sont les deux groupes les plus nombreux, à prendre en compte pour ne pas réduire Citadelle aux seuls logements F ou G.
- Classe E : 168 diagnostics. Cette catégorie représente un ensemble distinct des 88 logements F ou G et doit rester identifiée séparément dans la lecture des résultats.
- Classes F et G : 62 diagnostics F et 26 diagnostics G. Ensemble, ils constituent les passoires énergétiques recensées dans l’échantillon, soit 9,2 % des diagnostics du quartier.
Une part de F et G supérieure aux 5,7 % de Montbéliard
Comparé à l’ensemble de Montbéliard, Citadelle présente plusieurs indicateurs énergétiques plus élevés. La part des logements F ou G est de 9,2 %, contre 5,7 % à l’échelle communale. La consommation médiane atteint 181 kWh/m²/an, alors que celle de la ville est de 164 kWh/m²/an. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 097 €, contre 901 € pour Montbéliard. La surface médiane est également légèrement supérieure dans le quartier : 66 m², contre 64 m² dans la ville. Ces rapprochements situent Citadelle par rapport aux références communales fournies, mais ne démontrent pas de lien de causalité entre ancienneté, surface et performance. Ils ne permettent pas non plus de comparer chaque logement à un bien strictement équivalent. Enfin, les références de consommation, de coût et de surface sont des médianes, et non des moyennes.
Vendre : situer le bien parmi les 959 diagnostics
Pour vendre à Citadelle, ces données offrent surtout un contexte de présentation du bien. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus fréquente du quartier, avec 388 diagnostics, tandis qu’un logement F ou G se situe dans un ensemble représentant 9,2 % de l’échantillon. Cette position ne suffit toutefois pas à déterminer une valeur de vente ou une marge de négociation : aucune donnée de transaction n’est fournie. Le dossier gagne donc à distinguer clairement l’étiquette du bien, ses indicateurs propres et les références du quartier. L’ancienneté mérite également d’être présentée sans raccourci : appartenir aux 75,5 % de logements construits avant 1975 ne préjuge pas du résultat individuel. Pour les échanges avec un acquéreur, l’enjeu est de rendre les informations énergétiques compréhensibles, sans transformer les statistiques locales en promesse de dépenses ou en estimation de travaux.
Louer : examiner le logement au-delà des 9,2 % de F et G
Pour une mise en location ou une recherche locative, la proportion de 9,2 % de logements F ou G constitue un point de vigilance, non une conclusion sur tous les biens de Citadelle. Le candidat locataire comme le bailleur doit s’appuyer sur le diagnostic du logement concerné plutôt que sur la seule réputation énergétique du quartier. Le coût annuel médian estimé de 1 097 € peut servir de référence locale, mais pas de budget individuel garanti. La prédominance des appartements invite aussi à éviter une comparaison indifférenciée avec les maisons, qui représentent 29,9 % des diagnostics. Les faits disponibles ne comportent ni calendrier réglementaire, ni éléments permettant de statuer sur la situation juridique d’une location. Ce dossier éclaire donc le contexte énergétique ; il ne conclut pas à la possibilité de louer un bien à partir de sa seule appartenance au quartier.
Questions fréquentes
Citadelle est-il moins performant que Montbéliard sur le plan énergétique ?
Les indicateurs fournis sont moins favorables à Citadelle : 9,2 % de logements F ou G contre 5,7 % dans la ville, et une consommation médiane de 181 contre 164 kWh/m²/an. Cette comparaison porte sur les diagnostics analysés. Elle ne signifie pas que chaque logement du quartier est moins performant qu’un logement situé ailleurs dans Montbéliard.
Quel type de logement domine dans le quartier Citadelle ?
Les appartements sont majoritaires, les maisons individuelles représentant 29,9 % des diagnostics. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 50,2 % de l’échantillon. Au total, 75,5 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1975. Ces caractéristiques décrivent le bâti observé, sans renseigner à elles seules sur les rénovations ou sur l’étiquette d’un bien précis.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour préparer un achat ou une location ?
Le montant de 1 097 € par an fournit un repère énergétique local, à comparer aux 901 € de médiane communale. Il reste une estimation statistique, pas une facture prévisible pour le logement recherché. Pour examiner un bien, il faut distinguer ce repère des informations de son propre DPE et ne pas lui attribuer automatiquement la consommation médiane du quartier.